lundi 30 septembre 2013

Photos : baie d'Halong





autoportrait

une locale qui vend de la marchandise






  des maisons sur l'eau

première baignade du voyage, y a pire, non ?



Photos : Hanoi - Sapa



Hanoi by night 




femmes Hmong en habits traditionnels
coton noir brodé (et c'est très beau)

un p'tit poulet ?




Sapa, dans les montagnes du nord-ouest




    


              Meuuhhh !


Avec Zihou, le petit garçon de la famille dans laquelle on a dormi à Sapa. Je lui ai montré les photos que je venais de faire. Là, il s'apprête à retourner de l'autre côté de l'appareil photo pour voir les photos. Ben oui, c'est plus intéressant ! 



Le riz, fraîchement récolté 

Un pont ! ça dit quelque chose à certains d'entre vous ???

       
  


dimanche 29 septembre 2013

baie d'Halong

Ce soir je quitte Hanoi en train de nuit pour une ville au centre du pays qui s'appelle Hue.
Depuis Hanoi, on peut graviter au nord dans les montagnes (où je suis allée), ainsi qu'à l'est dans la baie d'Halong, où je viens d'y aller. J'ai fait un tour organisé de 3 jours avec une nuit sur un bateau et une nuit sur une des îles de la baie. La baie d'Halong, ça doit être un des endroits les plus visités d'Asie du sud-est. Ca fait partie du patrimoine de l'UNESCO et c'est assez compréhensible. L'endroit est magnifique, une baie où plus de 1000 îles surgissent de la mer. La légende vietnamienne raconte qu'un dragon est descendu de la montagne pour se poser dans la baie, et le niveau des eaux étant monté, on ne voit plus aujourd'hui que les pics de son dos !
Comme dans le précédent tour organisé par l'auberge, je vois que les vietnamiens savent y faire. L'organisation est assez au point et on nous montre tout ce qu'un touriste comme moi veut voir. Entre Hanoi et la baie d'Halong, il y a plusieurs heures de bus. Le bus s'arrête dans un grand centre dans lequel le touriste pourra trouver tout l'artisanat qui lui plaira : broderie, statue, nourriture, vaisselle, etc. 30 min. d'arrêt, juste ce qu'il faut pour acheter ce qu'on a envie et on repart. Sur le bateau, arrêt pour visiter un endroit où on cultive des perles, le soir, soirée karaoké (sport national dans une grande partie de l'Asie) et création de rouleaux de printemps, chacun met la main à la pâte. A un moment donné je me suis sentie comme une japonaise sortant de la visite du château de Gruyère et allant manger de la fondue. C'était sympa quand même, j'ai participé à tout, sauf au karaoké bien entendu.
Je me suis retrouvée avec plein de britanniques (comme d'habitude), des portugais, un couple de malaisien et un couple d'allemands en voyage de noce. Après discussion, ben vous savez pas quoi ! il se trouve que ces allemands sont des Mennonites !!! si vous me lisez régulièrement, vous savez ce qu'est un Mennonite ! dingue, j'en reviens pas. C'etait pas très difficile de les rater, le mari faisait 2m01 et la femme 1m80, blonds aux yeux bleus bien entendu. Le mari nous a même raconté qu'il y avait plusieurs vietnamiens qui l'ont arrêté dans la rue pour faire des photos avec lui.
Bon sinon, la baie d'Halong c'est magnifique. J'ai réussi à faire abstraction des bateaux de touristes qui étaient à côté du nôtre, puisque je participe aussi à cette grande kermesse touristique. Il y a plein d'îles qui émergent à droite et à gauche, la plupart ne sont pas accessibles puisque très verticales. D'ailleurs, ça donnait vraiment envie de faire de l'escalade tout d'un coup. Il y a des gens qui vivent sur l'eau dans des maisons flottantes misérables reliées au rocher par une corde. Ces gens-là vivent de la pêche et du tourisme. Je ne pensais pas découvrir des milieux ruraux autant pauvres au Vietnam.
L'avantage de faire un tour de 3 jours dans cet endroit, c'est qu'on s'éloigne des lieux touristiques et qu'on peut dormir sur une île ou dans un bungalow. J'ai donc pu aller me baigner pour la première fois de ce voyage dans un endroit magnifique dans une eau très chaude. Peut-être même que je serai bientôt bronzée ?!

Sinon ici personne n'arrive à prononcer mon prénom. Quand on me demande comment je m'appelle, je distingue toujours de gros yeux interrogatifs en face de moi. Je répète lentement. En général on comprend le début et la fin de mon prénom, mais au milieu, il y a un espece de flou artistique. Alors je dis mon nom en anglais "Dorothy" et en général, ça passe un peu mieux. Mais même les anglophones qui ne parlent que l'anglais, sont incapables de prononcer mon prénom. Ca ne me paraissait pourtant pas sorcier jusqu'à ce que j'essaie moi-même de prononcer des prénoms vietnamiens. Un de nos guides s'appellait "Duc" avec un "u" à prononcer du fond de la gorge, ou du fond du nez je ne sais pas trop. Mais personne n'a réussi. Il avait l'habitude donc il a dit qu'on pouvait l'appeler "Duck". ah ah.
Une autre de nos guides s'appellait "Thl". Il n'y a que trois lettres, mais personne n'a réussi non plus. Comme s'il manquait quelques voyelles.

Sinon je viens d'aller me faire manucurer les pieds, ou plutôt pédicurer les pieds, et la femme qui a fait ça (tres joliment d'ailleurs) m'a dit : "Lady beautiful nails". Ah ben c'est la première fois qu'on me fait un compliment pareil ! si j'avais su que j'avais des ongles de pieds autant beaux j'en aurai fait mon atout de séduction ! (ils sont bleus maintenant mes ongles de pied).

Et vous, vos ongles de pied vont bien ?




vendredi 27 septembre 2013

Photos et devinette

(s'il y a autant peu de photos c'est que les connexions sont mauvaises, il m'a fallu 45 min. pour mettre ces quatre-ci.) Mais par contre vous avez droit à une devinette !



en décollant de Tokyo

 Hanoi


et voici la devinette, non pas à 2 balles, mais à 20 balles :
qu'est-ce que j'ai mangé l'autre soir, dans les montagnes du nord du Vietnam ?


mercredi 25 septembre 2013

Mésaventures à Hanoi

Et voilà, ma première grosse mésaventure. Qui se termine bien quand même. 
Hier soir retour en train depuis Sapa jusqu'à Hanoi, départ à 20h et arrivée à 5h ce matin à la gare de Hanoi. Je suis dans le wagon-couchette avec 3 femmes de Singapour très sympathiques. A l'arrivée à Hanoi, il pleut des cordes. Ici quand il pleut, en 10 secondes, t'es trempé jusqu'à l'os. Avec les deux filles australiennes, on prend un taxi jusqu'à l'auberge. On se fait avoir bien sûr, on a payé 3 fois plus que le prix normal: vu la sympathie du gars, je le sentais venir. Une des filles sort du taxi et prend les sacs à l'arrière pendant que moi-même et la troisième fille on essaie en vain de négocier et on paye. Derrière, la fille prend les sacs, j'ai compris qu'elle prenait le mien. Mais non. On court dans l'auberge se mettre a l'abri, le taxi s'en va, le chauffeur content de son affaire. Mon sac !? B*** de m*** !!! il est 5h30 du matin, j'ai sommeil, il pleut des cordes, il fait nuit, je suis trempée jusqu'au slip... La fille australienne se sent coupable et propose qu'on retourne à la gare, c'est pas si loin. Heureusement, je sais bien ce que j'ai dans ce sac, et toutes mes valeurs sont avec moi. On y retourne, il y a plein de taxis au mètre carré, et vas-y pour reconnaître notre gars. Pas là, bien sûr. Rien ne ressemble plus à un chauffeur vietnamien qu'un autre chauffeur vietnamien. Retour à l'auberge où le monsieur chargé de la sécurité me fait tout de suite des grands sourires et me fait des signes (parce qu'il ne parle pas un mot d'anglais). Mon sac est là, dégoulinant de boue et de flotte ! Mes habits sont trempés mais bel et bien là, mais le sac de couchage en soie que je venais d'acheter a disparu. A l'intérieur du sac mes affaires ont été ouvertes, mais mon linge en microfibre est toujours la, fiouuu, c'était le plus important, parce que le plus difficile à remplacer. Après coup, et après discussion avec les autres, c'était sûrement un type qui l'a pris lorsque le coffre a été ouvert juste devant l'auberge. Il n'a rien trouvé d'intéressant, excepté le sac de couchage (de l'artisanat de son pays en plus !) du coup il a tout balancé dans la rue. 
Welcome in Hanoi Dorothée ! L'après-midi je vais acheter une grosse boîte de biscuit pour remercier le monsieur de la sécurité qui me l'a ramené et il est très content (moi aussi d'ailleurs). Ca n'aurait pas été dramatique parce que j'aurai pu facilement tout remplacer, mais je préfère avoir mes affaires quand même. Maintenant à chaque fois que je passe l'entrée de l'auberge, le monsieur me fait des grands sourires. Mais quand même, de tous mes voyages, c'est la première fois que ça m'arrive. 
Pour compenser, cet après-midi je me suis offerte un massage, et c'était tip top ! je me suis d'ailleurs dit que j'allais faire ça plus souvent. Mais vous savez quelle est ma satisfaction ? c'est que j'avais des sous-vêtements sales dans mon sac, et ça, c'est bien fait pour lui !!

mardi 24 septembre 2013

Hanoi - Sapa

Un petit article en vitesse puisque je viens de trouver un cyber-café.
Je me trouve actuellement à Sapa, une ville dans les montagnes au nord-ouest du Vietnam, proche de la Chine. L'arrivée à Hanoi s'est bien passée, mais c'est quand même un peu le choc.
Je souffre pas mal de la chaleur, il fait au moins 32 degrés et 80 pourcent d'humidité, mais je dirai même 100 pourcent d'humidité si ça ne tenait qu'à mon thermomètre interne. Je transpire comme une baleine du matin au soir et je bois des litres et des litres d'eau. Et même remarque qu'au Japon, je pense que les vietnamiens n'ont pas le même système de régulation interne. Ils ne transpirent pas eux.
Alors, ça y est, ici je me sens vraiment la touriste européenne avec du fric. Je me fais haranguer à chaque coin de rue, tout le monde veut me vendre des babioles. Il y a même des enfants pas plus haut que 3 pommes, qui barjaquent 3 mots d'anglais et qui veulent me vendre des trucs.
Ici les gens vivent dans la rue, il y a 4000 personnes au mètre carré et je vous explique pas les règles de circulation. En fait, il n'y a pas de règles de circulation. Ca roule dans tous les sens, ça dépasse n'importe comment, et il y a au moins 3 personnes sur chaque motocyclette dont parfois des tous petits enfants. Ca me change du Japon. Lorsque je dois traverser des rues étroites, je me débrouille, mais dès que la rue a 3 voies, je commence à avoir peur. Alors j'attends qu'il y ait des locaux qui traversent et je me mets derrière eux, et je cours, et je prie, et je regarde à gauche et à droite. Et je suis contente d'arriver de l'autre côté saine et sauve. Fiouu, c'est du sport.
J'ai aussi toujours l'impression d'être super riche, j'ai plein de billets de 20'000, et de 100'000 dans mon porte monnaie ! assez cool comme sensation ! mais en fait, il faut diviser par 22'000 pour obtenir les francs suisses. Moi je divise par 20'000, ça va plus vite. Donc ça part vite. Et bien sûr, il faut marchander, et je suis nulle à ce jeu-la.

Je viens de faire deux jours de trek dans les montagnes du nord avec un groupe de l'auberge. Ici c'est la jungle, il fait humide, et diverses ethnies habitent dans le coin. Il y a beaucoup de Hmong qui parlent le Hmong (logique). On a traversé des villages, plein de rizières, des forêts de bambous et dormi chez des locaux. Ils ont l'habitude des touristes ici. Les femmes Hmong nous ont accompagnés et papotent un peu l'anglais (mais toujours dans l'idée de nous vendre des trucs, faut pas déconner non plus) et les hommes s'occupent de la cuisine et des enfants parfois. Les femmes sont plus petites que moi, mais crapahutent 10 fois plus vite que moi dans les montagnes, et avec des sandales dans le meilleur des cas ! Les paysages sont superbes, c'est vraiment comme dans les films (mais avec beaucoup de touristes). Je trouve difficile d'être touriste ici. Tout le monde veut me vendre des trucs, et je sais qu'ils vivent de ça, mais au bout d'un moment ça devient pénible. Les femmes font beaucoup d'artisanat et c'est vraiment joli mais pour l'instant je n'ai rien acheté. Ben ouais, sinon va falloir que je porte tout ça dans mon sac rafistolé !
C'est la période de la récolte de riz, les paysans sont au champ en train de couper les tiges. Et je ne pense pas que les méthodes aient évolué depuis 300 ans d'ailleurs. A la fin de la récolte, ils brulent les restes de tiges pour que la terre se refertilise plus rapidement. Il y avait donc des feux un peu partout. Je sais que cette technique était aussi utilisée en Suisse : bruler les champs pour que ça repousse plus vite ! ça a un nom, mais je ne me souviens plus lequel, j'ai réfléchi un moment en marchant mais je n'ai pas trouvé. Qui connaît cette technique ???

Les sorties se font ici par le biais d'agences mais en gros chaque agence propose la même chose. Moi je suis passée par le biais de l'auberge, mais je crois que la prochaine fois je ferai différemment. Je suis avec un groupe d'une douzaine de personnes : j'ai 10 ans de plus que le plus âgé d'entre eux, il y a 8 britanniques, 2 australiennes et une américaine un peu vulgaire. Bon. Je ne suis pas vraiment dans le même trip que cette jeunesse décérébrée (non, j'exagère un peu quand même). Mais on ne rigole pas pour les mêmes trucs à 23 ans qu'à 33 ans. Et avec leurs accents, j'ai un peu de peine à les comprendre. Donc je rigole toujours avec un temps de retard, le temps que je comprenne de quoi ils parlent !
Mais je crois que beaucoup de jeunes viennent en Asie juste pour boire et faire la fête. Youpie. Ca va être long.

En marchant aujourd'hui, je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux occidentaux qui sont venus faire la guerre ici il y a quelques dizaines d'années, ce qu'ils ont dû morfler les pauvres! 

Il me reste deux heures à passer avant de retourner vers la grande ville qui nous ramènera à Hanoi en train. Niveau kilomètres c'est pas si loin, mais ici il vaut mieux calculer en heures de bus/train qu'en kilomètres.

Je mettrai des photos dès que je peux!


samedi 21 septembre 2013

L'art d'être assis

Quand on fait 1m53, qu'on voyage beaucoup dans toute sortes d'engins motorisés plus ou moins confortables, on élabore certaines théories inconnues jusqu'alors. Pour moi, il y a plusieurs manières de m'asseoir dans un siège d'avion. La manière classique, standard, avec les pieds par terre et le dos appuyé contre le dossier. Cette manière là n'est pas la plus confortable puisque mes pieds ne touchent pas totalement le sol. Mes talons auront une fâcheuse tendance à rester à 1-2cm du sol. Je note que chez Thaï Airways, mes talons touchent presque le sol. Donc cette position n'est pas la plus reposante pour moi. En passant je tiens à décerner la palme d'or aux ingénieurs qui ont fait des années d'études pour élaborer les appuie-têtes pas du tout conçu pour les personnes de mon gabarit. L'appuie-tête, se trouve toujours au niveau du sommet de ma tête et non pas de ma nuque, ce qui fait que je me retrouve toujours la tête légèrement penchée en avant. Et bien sûr, il est important d'avoir l'air natuelle et à l'aise dans ce cas-la. Mais heureusement les ingénieurs ont quand même pensé à pouvoir les régler en hauteur. Du coup, ils ne me servent strictement à rien. Les appuie-têtes, pas les ingénieurs. Une autre possibilité pour moi, c'est de m'asseoir les deux pieds joints sur le siège, avec genoux orientés soit à gauche, soit à droite. Ca dépend si j'ai un voisin où si je suis à côté d'un hublot ou d'une fenêtre. Il y a le mode totalement avachie, où je me laisse glisser à l'avant du siège, avec jambes tendues par terre. L'appuie-tête est loin au-dessus de ma tête. Mais ça, ça fait pas très bien éduquée. Si j'arrive, je peux aussi appuyer mes deux genoux sur le siège de devant, mais ça dépend de l'espace entre les sièges, et au bout d'un moment, ça fait mal aux genoux. Ensuite, si je m'endors la tête un peu penchée, il faut faire attention à ne pas trop baver sur le voisin. Quoique c'est un bon moyen de gagner de la place. Mais ma préférée et la plus agréable pour moi, c'est de m'asseoir en tailleur sur le siège. Normalement j'arrive à le faire sans gêner mes voisins. C'est comme ça que je passe la plus grande partie de mon temps dans les trains ou les bus. Et si je n'ai pas de voisins et donc deux sièges à disposition, les possibilités s'étendent puisqu'à ce moment-là, je peux me coucher, jambes repliées ! Peut-être que d'ici quelques mois je pourrais encore élargir cette théorie. A part ça, je viens d'arriver à Hanoi, et tout va bien.

mardi 17 septembre 2013

encore des photos


Encore des photos !
parce que l'ordinateur rame un peu, j'ai donc fait deux articles. 





                        


    zen attitude


la ville électronique comme on l'appelle

si vous regardez bien, on voit le mont Fuji au fond !
grâce au typhon d'hier, le ciel était clair aujourd'hui


 Absolut incredible !


au cas où, si on ne sait pas comment faire...


Photos : tokyo - kamakura



Et voilà les photos !
Ca commence à être vraiment difficile de les choisir...














un vieil homme et une jeune femme en kimono
photos volées



 encens


 Kamakura





Jardins impériaux




le bouddha géant de kamakura
…appaisement...



lundi 16 septembre 2013

tokyo - kamakura - zushi

Me voici de retour.
Cette ville et cette vie sont tellement denses, que j'ai plein de choses à raconter.
J'ai passé 2 jours chez Nathalie, une ancienne libraire genevoise qui habite depuis 20 ans a Zushi, à 1h de train de Tokyo. J'ai failli ne pas réussir à revenir, parce qu'aujourd'hui il y a un typhon dans la région. Rien de grave pour les locaux, personne n'a l'air stressé. Il doit y avoir des pointes à 80 ou 100 km/h et des trains ont été supprimés. La routine quoi. Tout à l'heure j'ai bu un café à la gare de Tokyo en regardant les gens marcher de travers à l'extérieur.
Je souffre pas mal de la chaleur, il fait min. 32 degrés avec 70 pourcent d'humidité ! je transpire ! mais pas les japonais qui, selon moi, n'ont pas le même système de régulation interne. Ils sont chaudement habillés pour la saison et lorsqu'ils ont le malheur de transpirer un peu, ils s'épongent soigneusement avec une petite serviette pliée qu'ils ont dans la main ou dans leur sac. Très élégant tout ça. En tout cas c'est sûr, je ne me moquerai plus jamais des japonaises se balladant avec des ombrelles. Maintenant je les comprends.
A côté de Zushi, il y a une ville qui s'appelle Kamakura et où j'ai vu plein de temples et un bouddha géant, vous le verrez sur les photos. C'est incroyablement beau ! Les traditions sont parfaitement intégrées dans la vie de tous les jours et il n'est pas rare de croiser des gens en kimono dans la rue. J'ai même vu des femmes, superbement habillées, maquillées, la peau claire, se promenant avec des ombrelles. On se croirait dans un film.
Y a juste moi qui suis pleine d'huile de vidange.

Grâce à Nathalie, j'ai pu apprendre plein de choses sur les coutumes locales. Notamment qu'ici il n'y a aucune tolérance avec l'alcool. Si vous conduisez même en ayant bu un verre d'alcool et que vous vous faîtes arrêter, vous avez une amende de 5000.- frs suisse et chaque personnes dans la voiture devra payer 2500.- frs, ainsi que la personne qui vous a donné ou servi un verre ! par exemple le restaurateur ou votre copain ! incroyable, non ? en tout cas, ça fonctionne. 
Mais sinon la vie au Japon n'est pas trop chère. Je me loge pour moins de 30.- frs par nuit et on mange très bien pour 10.- ! si on voyage beaucoup les trains sont par contre assez cher, mais franchement c'est bien moins cher que ce que je pensais. Donc pas de problème pour les touristes suisses.
J'ai visité plein de parcs, mais j'ai encore un petit programme établi jusqu'à vendredi, jour de mon départ. L'expérience de Tokyo, c'est déjà de se balader dans les rues, sans se perdre. Mais ça c'est impossible. Même si je m'en sors plutôt bien avec le métro je trouve.

Niveau anecdote, j'en ai une belle à vous raconter. Je ne sais pas trop comment la qualifier...
L'autre jour à l'auberge, il y avait 3 français venant de la region bordelaise, entre 35 et 40 ans. C'est la fin du repas, on papote. Tout d'un coup l'un d'eux me dit, 
"Mais tu parles drôlement bien français, on parle pas le suisse en Suisse ?", et son copain de renchérir "on parle le néerlandais, non ?"
...
c'est sorti tout seul, mais je leur ai dit "Non, mais vous plaisantez ?"
Non, non, ils ne plaisantaient pas du tout !
Avant qu'ils ne me gâchent la journée, je suis partie de table.
Non, mais les gars, vous êtes pathétiques. En fait j'aurai vraiment dû leur faire croire que je parlais le suisse, mais j'ai pas eu le réflexe.
Non mais allô quoi !
Et d'autant plus que un jour avant, un taïwanais m'a demandé si je venais de suisse allemande ou de suisse française. Et hier, rebelote, un serveur japonais, par le biais de Nathalie, m'a fait comprendre qu'il aimerait bien voir l'Eider, le Monch et la Jungfrau. Ouf, je me suis sentie mieux du coup.
N'empêche que les japonais ont l'air assez cultivés. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde.
Désolé, amis français, vous qui me lisez, je vous aime bien !

Bon voilà, je vais faire un autre article pour les photos parce que la connexion n'est pas très bonne aujourd'hui, et j'ai pas envie de perdre tout ce texte !

Ah et hier j'ai compris que pour indiquer 1 avec les gestes, on ne lève pas le pouce comme chez nous, mais on lève l'index ! et pour indiquer 3, on lève l'index, le majeur et l'auriculaire. Perturbant quand même.

La devinette du jour à 2 balles ; Calgary, Vancouver, Tokyo et Montréal, quel point commun ?




vendredi 13 septembre 2013

impressions tokyoïtes

Et me voici fraîchement arrivée dans la capitale nippone. L'auberge de jeunesse étant pleine, j'ai réservé quelques nuits au Khaosan tokyo ninja, juste parce que je trouvais le nom assez cool. Je suis plutôt bien tombée, c'est une auberge typique très sympa et bien placée. Après la première frayeur à la vue du plan du métro, je commence à prendre mes marques. Vous avez vu le plan? parce que ce que vous ne savez pas, c'est qu il y a un autre plan pour les trains !!! ah ah ah. Déjà que j'ai de la peine à me débrouiller avec les 3 trams de Genève... Je crois que les urbanistes étaient un peu autistes quand ils ont conçu ces plans. En fait, je crois plutôt que la ville a été détruite partiellement plusieurs fois : tremblements de terre, feu, bombardements, etc., et il a fallu tout reconstruire et vite.
C'est une expérience incroyable d'être ici. A la base, le Japon n'était pas prévu pendant ce voyage, mais c'est ici que je change d'avion avant d'aller en Asie du sud-est. Tant qu'à faire, autant y rester un peu, non ?
Le niveau de vie est le même que chez nous, mais je ne comprends rien à leurs codes. En deux jours, j'ai déjà fait l'expérience de ne pas réussir à ouvrir une porte, ni à la fermer, à ne pas savoir comment utiliser le robinet et comment commander dans un restaurant. Et bien sûr, je ne parle pas un mot de japonais. Sauf "merci". Les locaux sont serviables et m'aident volontiers. Hier, j'ai demandé mon chemin à un homme qui ne parlait pas un mot d'anglais, mais avec les gestes, on a réussi à se comprendre.
Une des premières impressions a été de me souvenir immédiatement des bandes dessinées japonaises que j'avais lues, notamment celles d'un dessinateur qui s'appelle Taniguchi et dont j'ai lu pas mal de livres. C'est la première fois que ça m'arrive ! j'ai reconnu l'ambiance et des détails comme le gars qui surveille les chantiers ou les koban, des petits postes de police qui se trouvent dans chaque quartier, ou encore tous ces gens qui circulent en vélo.
Ici, il n'y a pas de noms de rue avec des numéros comme chez nous ! Il y a des quartiers, je suis dans le quartier Asakusa par exemple. Le quartier, s'il est grand, est subdivisé en sous-quartier qu'on appelle chome 1, chome 2, chome 3, etc. La suite je ne sais plus, mais ça permet déjà de m'orienter. Ca me rassure, parce que dans le métro, je vois aussi des locaux avec des plans ou des applications sur leur mobile !
Il y a un mot qui me vient à l'esprit ici, c'est "raffinement", un mot qui ne m'avait jamais traversé l'esprit ce dernier mois ! Non pas que les canadiens ne soient pas raffinés... Non, en fait, ils ne sont pas raffinés. Ou les japonais le sont à l'extrême, tant sur eux, dans leurs manières et dans leur cuisine ! je vous dit pas comme c'est bon ! je ne sais pas ce que je mange, mais c'est bon.
Hier j'ai mangé dans le quartier, dans une petite gargotte. J'ai vite compris qu'il fallait commander son plat avant de s'asseoir, sur un distributeur avec écran tactile, écrit en japonais, bien sûr. Il y avait une voix métallique de femme qui me disait quelque chose, mais j'ai forcément rien compris. Au bout d'un moment, un gars est venu me secourir, maintenant je sais comment faire. Et en plus c'est pas cher du tout. Pour 10.- frs on mange plus que bien!
Et aujourd'hui j'ai testé les toilettes avec plein de gadgets, dont un qui permet de mettre une musique de cascade pour cacher les bruits gênants qu'on peut faire dans ces endroits-là. Je rigolais toute seule en l'allumant et en l'éteignant. Il m'en faut peu parfois. Par contre niveau toilette, il y a un truc que j ai pas compris. Lorsque je suis rentrée dans ces mêmes toilettes, le papier était joliment plié en triangle comme dans les hôtels lorsqu'on prend une chambre !? alors ça c'est un mystère, parce qu'il était 14h et qu'une fille venait de sortir de ces mêmes toilettes. Je ne sais pas si je devais faire la même chose ou pas. J'ai pas réussi en tout cas.

Voilà pour ces fraîches impressions. Sinon j'ai un problème de sac à dos. Lors de mon trajet en bus Lake Louise - Vancouver, lorsque j'ai récupéré mon sac de la soute, après 15h de bus à 5h du matin, il était plein... de graisse ! oui, d'huile de vidange ou un truc du style. Tout n'est pas parti au lavage et j'en ai plein mot joli t-shirt. Celui qui était le plus mettable. J'ai donc fait du rafistolage maison ! merci Jean-Pierre pour le scotch et merci Céline pour le matos de couture !
Je me suis dit que c'était comme ça qu'on reconnaissait les backpackers, ils sont sales ! plein d'huile de vidange en général.
Et ils ont aussi de belles jambes musclées, parce qu'ils marchent beaucoup.

un koban, petit poste de police du quartier, 
avec un flic qui patrouille toujours devant

 vers le Palais impérial





j'ai pas trouvé de mauvaises herbes


très ancien, très moderne, tout se confond

 gare ferroviaire de Tokyo







 ici on se met à gauche !


 Sensoji, temple bouddhiste



on choisit avant de renter dans le resto
bien pratique pour les touristes comme moi


mon lit pour ce soir !







si ça fonctionne ?!
petit point de vue. Tokyo d'en haut, 34 millions d'habitants dans le coin.
Et dire qu'il y a quelques jours j'étais sur une faucheuse en train de couper du colza.