samedi 30 novembre 2013

Photos : nord du Laos


Et voilà voilà !
Quelques photos du nord du Laos.
J'ai pas pu en mettre dans les derniers billets ; problème technique avec la carte photo.
Il s'agit de photos prises ces derniers jours dans le nord du pays, inutile de vous dire que c'est très beau, malgré la grisaille ambiante.


vous avez une plainte à formuler ?
vu dans la ville de Luang Namtha (environ 18'000 habitants)
J'ai essayé de voir s'il y avait quelque chose dans la boîte, mais j'ai pas réussi à savoir.



des plantations d'hévéas un peu partout dans cette partie du pays
on y trouve donc aussi des usines de caoutchouc




Stupa
vu d'en-dessous




paysage typique laotien
(sauf qu'au nord il y a plus de montagnes qu'au sud)





un papillon laotien
on ne le devine pas forcément, mais il est très grand ! 




"garçon flou jouant dans la boue"

 les sacs de riz, prêts à être transportés






10 jambes pour 4 sièges
mais le trajet est court cette fois (seulement 4 heures) 

ah tiens, y a le monsieur derrière moi qui regarde aussi l'objectif !
"Bonjour Monsieur !"



faire des photos pour passer le temps pendant les trajets ;
c'est la récolte et les paysans brûlent les déchets


vue depuis ma guesthouse 
palmiers, Mékong, et de l'autre côté c'est la Thaïlande !





Les femmes n'ont pas le droit de parler aux moines, ni de les toucher.
Mais là c'est la première fois que je vois que nous n'avons pas le droit d'aller dans certains endroits sacrés. 


jeunes moinillons au repos



"pieds bronzés de fin novembre sur couverture du mayen"












Devinette : quelle est ma marque de chaussures préférées ces derniers mois ?
ah ah, trop facile.

mercredi 27 novembre 2013

le revers de la médaille


Se lever à 6h45 avec un gros mal de crâne et avec l'impression d'avoir rien dormi. J'ai pas assez bu d'eau ? S'asseoir sur le bord du lit, avoir chaud. C'est pas possible, il ne fait pas chaud à Luang Prabang à 6h45. J'ai chaud, j'ai de la fièvre je crois. Ne pas être tranquille parce que ma carte de crédit ne fonctionne plus depuis quelques jours. "Pas suffisamment d'avoir" qu'elle me dit. Comment ça ? et me dire tout à coup que quelqu'un a peut-être vidé mon compte. Prendre un paracétamol, boire de l'eau. Courir aux toilettes pour rendre le paracétamol et l'eau. Et merde.
Se dépêcher d'aller au cybercafé pour voir mon compte en banque avant de prendre le minibus pour Luang Namtha. La connection fonctionne. Ouf, personne n'a vidé mon compte. Penser à appeler Visa depuis Luang Namtha. Mais y a-t-il des téléphones à Luang Namtha ?
Attendre le tuk-tuk qui va me mener au minibus. Tourner autour de la ville pour récupérer tous les touristes qui partent à la même heure que moi. Papoter avec une Zurichoise qui reconnait ma nationalité grâce à ma bouteille de produit anti-moustique.
Trouver le bon mini-bus et faire un gros effort pour donner son sac au monsieur qui va le mettre sur le toit du mini-bus. Constater qu'on est seulement quatre filles dans ce minibus ? J'ai chaud.
Trop bien, on est que quatre. J'ai deux sièges, je peux me coucher, jambes repliées.
C'est la salade. La salade mangée il y a deux jours, dans un resto pourtant bien classe, plus cher que la moyenne, en bonne compagnie, avec une super vue. Plus jamais de salade. Et en plus elle n'était pas si bonne. Comme m'a dit un polonais rencontré il y a deux jours, toujours boire un verre d'alcool fort si on a des doutes. J'ai bu du Carmol, pas assez sans doute.
Le trajet doit durer entre 7 et 9 heures, ça dépend du véhicule, ça dépend du chauffeur. Je me couche, je suis fatiguée. Eugenia est derrière moi. Je lui dit que dans mon pays, uniquement les femmes âgées s'appellent comme ça. Elle rigole, chez elle aussi. Elle n'est pas vexée, tant mieux.
La route commence à tourner, le chauffeur est un peu brusque. Il rigole quand il me voit couchée. On prend en route une maman et sa petite fille d'une année avec plein de couettes sur sa tête. Ca tourne, la route n'est pas bien goudronnée. Pas du tout par endoit. Au bout d'un moment la fille commence à pleurer. Moi aussi si j'avais un an je pleurerai sur cette route.
Quand il prend trop vite les virages, j'ai ma tête qui s'écrase contre la paroi. Je somnole. Ca tourne. Mais pourquoi est-ce qu'ils ne l'ont pas goudronnée tout du long ? Pourquoi est-ce qu'il y a des gros trous ? C'est la pluie ? J'émerge, je regarde dehors, c'est beau, oui c'est vraiment beau. Des collines, de la verdure, de la terre ocre, des enfants au bord de la route, des hommes avec des longues faucilles qui coupent les talus, des personnes âgées qui portent leurs petits-enfants. Et des virages. Je pense aux tunnels de la Suisse. On croise des camions, beaucoup de camions. Je parie que c'est les chinois, on est proche de la frontière. Je croise le regard rieur du chauffeur dans le rétroviseur. Il a mis de la musique locale, avec la vidéo en prime. Ca ressemble à du rock, ça me fait comme un bruit de fond. Je dors. Parfois je change de sens. Quand ça tourne trop, j'ouvre les yeux et regarde le ciel et le bout des arbres. Il va vite. J'émerge et retombe lourdement. Dans deux jours j'ai prévu d'aller faire une sorte d'accrobranche dans la jungle, le truc avec des tyroliennes et tout. Songer à annuler la sortie.
Et comment je vais faire pour téléphoner à Visa ? utiliser skype ? mais si ma carte ne fonctionne plus, je ne pourrai pas charger une somme sur skype ?
Et si mes intestins ou mon estomac ne tiennent pas le coup, qu'est-ce que je dis au chaffeur ? Je lui dirai "Stop !". Mon ventre me fait moins mal qu'hier, ça va.
4 heures de trajet. Ah, ça ne secoue plus. Le goudron est arrivé ! Je me relève, la route est meilleure. Eugenia me demande comment je vais. Sympa Eugenia. Penser à son filleul qui vient d'avoir deux ans. Penser à écrire quelque chose sur mon blog.
Voir le chauffeur jeter ses déchets par la fenêtre. Avoir envie de lui dire quelque chose. Mais quoi ? Ne pas supporter de le voir jeter des papiers sur ces belles collines. Se recoucher. Se dire que c'est pas toujours drôle d'être seule à l'autre bout du monde et malade. Se dire que je vais l'écrire dans mon blog.
Voir une quinzaine de jeep avec plaques italiennes et tessinoises nous dépasser. Venir depuis le Tessin en voiture ? Ouarf, ça fait beaucoup de virages tout ça.
Ca va mieux. Arrivée à Luang Namtha, petite ville du nord ouest, une des dernières étapes avant la Thaïlande. Trouver un cybercafé, arriver à charger 15.- sur mon compte skype et à téléphoner en Suisse. Merci la technologie, ça fonctionne. Merci la dame suisse-allemande qui m'a répondu depuis son bureau chauffé. Ma carte doit fonctionner maintenant. Enfin, je crois.
Et se réveiller le lendemain matin dans une ville engloutie sous un déluge de pluie. Penser à son chez soi. Etre contente d'avoir de la lecture.

samedi 23 novembre 2013

Luang Prabang


7'500 clics sur mon blog, je suis contente ! Allez, j'y crois pour les 10'000 visites, je vais y arriver!!! Va falloir que je ponde encore quelques textes intéressants alors ? 
Mais bon, là ces dernières semaines, il y a eu une baisse de fréquentation de mon blog :-(, on va dire que c'est le mois de novembre qui vous anesthésie un peu les neurones, hein ?

Moi je suis à Luang Prabang, ancienne capitale du Laos. Il n'y a rien à dire, allez visiter les anciennes capitales, et non pas les capitales actuelles qui n'ont pas grand chose d'intéressant à offrir. Luang Prabang est une petite ville au milieu des montagnes, pleine de charme, de moines et de croissants (merci la France).
La dernière fois que je vous ai écrit, j'étais dans une ville qui s'appelle Thakek. Depuis là, je suis remontée à Vientiane où je suis restée 2 ou 3 jours, puis direction le nord, Vang Vieng. Vang Vieng est un gros village qui a poussé entre les montagnes et les rivières. Je commençais justement à me dire que les paysages étaient toujours pareils mais depuis Vang Vieng, les montagnes arrivent, ça change un peu. Il y a quelques années, Vang Vieng était tristement connu pour son tourisme que je qualifierai de "pathétique". L'endroit est très beau, il y a une magnifique rivière, et à l'époque, on pouvait descendre cette rivière sur une grosse chambre à air et s'arrêter tous les 50m puisque tous les 50m il y avait un bar. Boissons à volonté donc. Mais pas seulement de la boisson, il y avait aussi toutes sortes de produits illégaux qui rendent joyeux. Ca a fonctionné pendant plusieurs années, jusqu'à ce que ça prenne de l'ampleur, et jusqu'à ce que des touristes, avec 3 pour mille dans le sang (et un QI de 20), terminent noyés dans la rivière... Du coup aujourd'hui c'est plus tranquille et ce système a été abandonné (ouf). Mais peut-être que je pourrai développer une nouvelle théorie sur la sélection naturelle des touristes en Asie du sud-est. Bref.
Donc moi à Vang Vieng, j'ai été faire un tour en mountain bike et j'ai été surtout faire un peu d'escalade. Il y a des super gros rochers qui sortent de la terre à droite et à gauche et certains ont été équipés. Notre guide, à peine plus grand et plus gros que moi, grimpait du 7C (pour ceux à qui ça parle) (et pour ceux à qui ça ne parle pas, la cotation 7C c'est un truc un peu abstrait pour le commun des mortels). En Asie, il y a beaucoup de gens qui prennent un deuxième prénom plus "occidental", je pense que c'est pour pouvoir communiquer plus facilement avec les touristes. Notre guide s'appelait donc "Apple". Je lui ai demandé, "comme apple ?" "oui, oui, comme apple." Ok facile à retenir donc.
J'étais avec un couple de normands et Apple avait tendance à répéter tout ce qu'on disait en français. Donc on a bien ri quand il a répété "Monte tes fesses !" sans comprendre ce qu'il disait. Et après il nous demandait à chaque fois "What does it mean ?".

Les paysages ont un peu changé depuis Vientiane. Mais tout est toujours très vert, il y a des palmiers, bananiers, feuillus, une végétation très dense et des collines voire des montagnes. Ce qui rend les trajets en bus plus longs et plus pénibles, mais au moins il y à de la vue.
Ce matin je suis allée faire un tour à dos d'éléphant ! J'ai hésité un peu avant d'y aller, mais je me suis dit que c'était pas tous les jours que je pourrai le faire (quoique j'aurai pu aller à la ménagerie Knie aussi...). Disons qu'on ne sait jamais vraiment comment sont traitées les bêtes, mais ça avait l'air ok. Un moment sympa à marcher dans la jungle et à barboter dans l'eau. Mais bon, je n'étais pas la seule.
Je trouve d'ailleurs que les laotiens ont une longueur d'avance vis-à-vis du tourisme par rapport aux vietnamiens ou aux cambodgiens. J'ai vu plusieurs fois des panneaux sur lesquels étaient notés "c'est mieux de ne pas faire ceci ou cela, faites plutôt ceci sinon vous enfreignez les lois laotiennes". J'ai notamment vu plusieurs fois "Ne donnez pas des bonbons aux enfants, donnez-leur des livres", ou alors "ne touchez pas les moines et si vous voulez les photographier, gardez vos distances". J'ai trouve ça intelligent, et je pense que les laotiens ont une vue à plus long terme que les autres.
Les gens ici sont vraiment sympas, authentiques et pas stressés, j'espère donc que ça va perdurer malgré le tourisme de masse.

Bon voilà, quoi d'autres ?
J'ai pas réussi à mettre des photos, je réessaierai depuis un autre endroit.
Et dans un mois c'est Noël ! de bleu.

Bon allez, petite devinette pour voir si vous me suivez toujours et pour voir si vous avez un peu d'imagination.
Les français ont amené les croissants et les pâtisseries au Laos, mais ils ont aussi amené une activité de loisir qui est toujours pratiquée aujourd'hui par les laotiens. Quelle est cette activité ? (un sport même pour certains). C'est la question à 10 points !
Pas d'indices pour l'instant, vous êtes trop nombreux à me lire :-)



mardi 19 novembre 2013

la pyramide de doro


J'ai une nouvelle théorie.

Vous avez déjà entendu parler d'Abraham Maslow ?
Maslow est un américain qui a établi, dans les années 40, une théorie de la motivation représentée sous une forme pyramidale. La pyramide a cinq niveaux. A la base on y trouve les besoins primaires de tous les hommes (manger, boire, dormir). Lorsque l'homme est satisfait des besoins de base, il montera dans la pyramide jusqu'à atteindre le sommet qui est l'accomplissement de soi.
Ben moi, en voyage, je pense tres souvent à cette théorie que j'avais etudiée il y a bien longtemps à l'école.
Du coup j'en ai fait une version adaptée à la voyageuse solo !

Besoins physiologiques:
- manger : en Asie du sud-est, c'est super facile de trouver de quoi se nourrir. Il y a beaucoup de marchands ambulants, et beaucoup de femmes qui cuisinent dans la rue. Elles sont sur le trottoir ou devant chez elles avec 5-6-7 casseroles et on peut leur acheter un repas pour l'équivalent de 1.- chf ou 0.50 chf si on marchande. Il y a aussi pas mal de vendeurs qui vendent des brochettes de viande dans la rue, mais parfois ça traîne depuis deux heures à côté des pots d'échappements donc c'est pas le top. Moi je mange souvent dans des restos locaux ou touristiques, et ça me coûte 4.- chf environ. Quand j'en ai marre du riz, poulet et porc, je me paie un hamburger ou des spaghettis, faciles à trouver aussi. Et sinon il y a pas mal de fruits qui sont aussi très bons.
Lors des longs trajets en bus, des femmes nous vendent de la nourriture à chaque arrêt ou entrent carrement dans le bus pour nous vendre de quoi nous sustenter ! (ah ah, j'avais envie d'utiliser ce mot).
Je fais aussi attention à la salade, mais parfois j'en mange et après je peux passer un moment à contempler les carreaux de la salle de bain.
- boire : de l'eau, mais jamais de l'eau du robinet. Ou alors des sodas quand j'en ai marre de boire de l'eau. Ou de la bière.
- dormir : facile de trouver des lieux où dormir puisque l'Asie du sud-est est très touristique. Je dors dans des guesthouses, des hostels, ou des hôtels. Parfois je dors dans des dortoirs, mais j'ai pas toujours le courage. Le dortoir c'est parfait pour rencontrer des gens qui voyagent seuls aussi. Mais par contre, si t'as pas de bol t'as droit aux ronflements, aux gens qui causent, à celui qui rentre fin bourré à 3h du matin et qui ne retrouve plus son lit, à ceux qui se lèvent super tôt, et à d'autres choses encore que je tairais ici. Donc c'est pas forcément les nuits les plus reposantes. Mais par contre, c'est les moins chères. J'ai payé jusqu'à présent entre 1.5 chf et 12 chf mes nuits (sans compter les nuits du Japon et du Canada). Il y a aussi la question de la propreté parce que les chambres n'ont pas toutes le même niveau de propreté. Par contre, il y a presque partout des ventilateurs voire de l'air conditionné (indispensable). Je ne réserve jamais à l'avance sauf si je sais que je vais arriver tard dans une ville, mais ça ne m'arrive pas souvent.
- toilettes : pas toujours très propres. Parfois à la mode turque. Toujours avoir du papier de toilette sur soi, et ne jamais le jeter dans les toilettes (mais dans la corbeille), parce que ça bouche les canalisations.
- se laver : parfois on partage la douche/toilette avec 15 personnes. Il n'y a pas souvent d'eau chaude mais vu qu'il fait 30 degrés, ça ne fait rien. Et parfois il n'y a pas de pression, alors on fait avec.
- laver les habits : vous l'aurez deviné, je n'ai pas beaucoup d'habits. Il est possible de donner ses habits presque n'importe où pour les faire laver. Ca coûte 1 frs le kilo, mais tu ne sais jamais dans quel état ils vont revenir. Un peu moins sale (mais pas propre), et parfois pas la même couleur que celle de départ. Donc parfois je les lave moi-même avec le produit que j'ai ramené de Suisse, dans le lavabo, comme une vraie.

Besoins de sécurité
- mon ennemi numéro 1 ? 
jusqu'à présent, les moustiques ! Ici, on ne les voit pas, on ne les entend pas, mais on les sent (et là c'est trop tard). Vous êtes au moins une dizaine à m'avoir dit que "le flacon rouge que l'on trouve en pharmacie est le meilleur", alors je l'ai acheté. Mais je me fais quand même piquer. La saison des pluies arrive à sa fin donc il y a un peu moins de moustiques. Ouf.
- ennemi numéro 2 : la chaleur et le soleil. Je me suis déjà pris des insolations et quelques petits coups de soleil. Crème solaire 50 dans mon sac. Et parfois à la sortie de la douche je me mets de la crème solaire, puis du produit anti-moustique. Et là je me dis que ça ne valait pas vraiment la peine de se doucher...
- quand on est une voyageuse solo on fait assez attention à ses affaires, et ça demande parfois plus d'énergie d'être seule que d'être à deux. J'ai toujours peur de me faire piquer mes sacs (surtout depuis que ça m'est arrivé à Hanoi). Donc je fais gaffe, sans être parano non plus.
- pas tellement d'autres ennemis, si ce n'est les dangers de la route mais là on ne peut pas faire grand chose. Ca m'est arrivé une fois de demander au chauffeur de ralentir (je lui ai dit que je ne me sentais pas bien) parce qu'il roulait à 150km/h dans les villages cambodgiens. 
Mais sinon je ne me sens pas agressée par les locaux, j'ai pas du tout le sentiment qu'on veuille me piquer mes affaires, les gens sont plutôt tranquilles. Faut pas oublier que je suis en pays bouddhiste et les bouddhistes croient au karma. Si tu piques le sac de Dorothée dans cette vie-ci, tu seras réincarné en têtard !

Je change assez régulièrement d'endroits, je reste 2 ou 3 nuits dans une ville et ensuite je bouge ailleurs. Et quand je suis fatiguée, je reste plus longtemps. Donc toutes ces choses que vous venez de lire sont indispensables pour moi, mais bien secondaires pour vous qui savez où vous allez dormir et plus ou moins ce que vous allez manger !

Et après, dans la théorie de Maslow, il y a d'autres niveaux : besoins d'appartenance, besoins d'estime et d'accomplissement de soi.
Le besoin d'appartenance, c'est quand je rencontre d'autres voyageuses solo, ou d'autres francophones et qu'on peut papoter un moment. Ce qu'il y a de bien dans ces rencontres, c'est qu'on commence par se présenter : d'où tu viens, depuis combien de temps tu voyages, etc (ça c'est chiant parce qu'il faut tout le temps recommencer), mais après t'as toutes les astuces, les discussions sur les endroits intéressants et les endroits moins intéressants ! et je voyage pas mal avec ces conseils-là. En Asie du sud-est, tu peux même voyager sans guide de voyage sans te perdre et sans rien rater.

Y a aussi la communication avec l'autochtone, mais ça, ça pourrait presque faire l'objet d'un autre article. Dans les pays que je traverse, j'essaie toujours d'apprendre quelques mots, notamment "bonjour" et "merci". Mais au Laos, je confonds les deux...

Et pis l'accomplissement de soi, c'est quand tu savoures ton café les pieds en éventail à côté du Mékong en pensant à tes collègues et à tes amis et que tu te dis, "Ah, c'est quand même cool d'être là !"

jeudi 14 novembre 2013

Thakhek


Me voici à Thakhek (ça aussi, ça vaut cher au scrabble), une ville au bord du Mékong au centre du Laos. Ces derniers jours j'ai beaucoup bougé alors aujourd'hui je m'accorde un jour à ne rien faire. Je me rends compte que je me lève plus tôt en voyage que lorsque je suis en Suisse et que je vais travailler ! Il y a toujours un bus à prendre le matin ou alors une excursion à faire et il est préférable de se lever tôt notamment pour ne pas trop souffrir de la chaleur. Mais je souffre quand même de la chaleur. 32 degrés tous les jours, avec un taux d'humidité entre 60-80 %.
Ces derniers jours, j'ai voyagé avec Lisa, une allemande qui voyage "seulement" pendant 2 mois. On a fait un arrêt à Pakse, une ville un peu plus au sud et on s'est promenées en scooter sur le plateau des Bolaven, un superbe endroit où poussent du café ainsi que plein d'autres plantations que je n'identifie pas toujours.
Au départ on s'était dit qu'on allait se faire conduire par un guide en tuk-tuk (ou en scooter) étant donné qu'elle n'avait jamais conduit de scooter, et moi la dernière fois que j'ai conduit un deux-roues motorisé, j'avais 15 ans et c'était un vélomoteur.
Lorsqu'on est arrivées à l'agence de location de scooter, le proprio belge nous a indiqué du doigt deux vélos et nous a dit "Vous pouvez conduire ça ?". Nous : "oui, oui, bien sûr !". "Donc vous pouvez conduire des scooters !". Mmmmhhh...
Petit entraînement improvisé le soir dans les rues de Pakse avec les scooters semi-automatiques. Lao style. Ca va, on gère, c'est pas trop compliqué ! C'est parti mon kiki !
Et donc on a roulé deux jours (dont un sous la pluie) dans des endroits magnifiques. On a visité des plantations de café, on a dormi chez l'habitant, on a rencontré des belges marrants en vadrouille, et on a savouré cette experience. Les routes sont encore correctes, mais il faut quand même être attentif parce que parfois il y a des gros trous, ainsi que des chiens, des vaches ou des cochons qui la traversent. Les plus intelligents sont les cochons qui ont l'air d'avoir appris à traverser la route. Et vu qu'ils font 200 kilos, vaut mieux les éviter.

Maintenant je me trouve un peu plus au nord, dans une petite ville où il n'y a pas trop de touristes. Les alentours sont très beaux et hier je suis allée visiter des grottes en compagnie de Chong, un malaisien. 
Parfois en voyage on fait des rencontres surréalistes de gens qu'on n'aurait pas l'occasion de rencontrer en restant dans nos milieux respectifs. 
Chong a l'air d'avoir 25 ans, mais en fait il en a 47 et il est... à la retraite ! Il a travaille comme expert comptable et a assez d'argent pour le reste de sa vie ! Donc, il voyage.
Le jour de ses 45 ans, il est entré dans son 45ème pays (en visite), et c'est pas fini. Au bout de quelques heures à papoter, Chong m'avoue qu'en fait il est une femme ! Mmmmmmhhh... elle le dit en rigolant, tout va bien.
Mais où suis-je ?

Bon sinon, les laotiens sont des gens très sympas, assez timides et ici il y a un truc qu'il faut comprendre, c'est le "lao time". Lorsqu'on va manger dans un resto, c'est souvent une seule personne (femme en général) qui s'occupe de la cuisine. Avec Lisa, un de ces jours passés, on a mangé dans un resto local. On commande, on entend la femme crier un truc à son mari, on voit le mari sortir et revenir 10 minutes plus tard avec l'ingrédient qui lui manquait. Je suis servie d'abord et Lisa 15 minutes plus tard. Pas de stress, on a le temps. C'est l'occasion d'apprendre une autre manière de vivre. Même si on a un bus à prendre.

Sinon, hier il y a une locale qui est venue vers moi me tâter mon biceps droit pour voir si j'étais assez musclée. Je le suis, mais pas assez sans doute. Elle et ses copines étaient en train de porter de grosses planches de bois. Mais vraiment grosses les planches ! Elles cherchaient peut-être de la main d'oeuvre bon marché ? Elle n'a pas eu l'air satisfaite de mes muscles et elle est repartie.
Je suis étonnée de voir les femmes faire du travail vraiment physique ici, notamment au Vietnam et au Laos. Les hommes travaillent aussi faut pas croire. Chacun a sa tâche.

Demain je m'en vais encore plus au nord. Ventiane, j'arrive !
Et voilà quelques photos !





une petite araignée frite en apéro ?
et les trucs à droite (orange), ça doit être des petits canards ou des petits poussins.
Spéciale dédicace à Alex B. si elle me lit.
 sur le Mékong,  on s'en va observer les dauphins





les minibus locaux
dans celui-là on était 21
et il y a même un gars (avec le chapeau) assis à l'envers
  lao style : "wifi sometimes"



Mékong toujours
coucher de soleil sur le Mékong *
4000 islands, sud du Laos


les femmes tissent
j'ai mal au dos, rien que de les voir
 on the road


trop jeune pour conduire ?
que dalle...
quand ils nous on vus, ils ont voulu faire la course, on les a laissé gagner...


* mes photos sont garanties sans retouches, 100% authentique


mercredi 13 novembre 2013

kilucru ?


Et voici un petit billet pas trop d'actualité, mais je tenais quand même à mettre ces photos, vous allez vite comprendre pourquoi. 
Elles ont été prises il y a un mois environ, au sud du Vietnam lorsque j'ai fait un tour de 3 jours en moto avec un suisse-allemand, et un guide (qui conduisait la moto) (et qui est derrière moi sur la photo).
Je ne me serais jamais cru capable, mais le suisse-allemand a osé alors je me suis dit pourquoi pas moi ! Etant donné que le serpent n'a pas bouffé le suisse-allemand bien plus gros que moi, j'ai pensé qu'il n'y avait pas trop de risque.

Donc voilà, je vous présente Monsieur Python, il a 10 ans, il mesure environ 4 mètres (et il est très lourd), et il a été trouvé derrière la maison des proprios. Il mange un canard chaque 10 jours et le reste du temps il se repose, parce "qu'il est très paresseux" selon son maître. Il habite dans une boîte en ferraille et les touristes viennent poser avec lui. Et sans doute que le jour où il n'y aura plus de touriste, il passera à la casserole ! 
Et il y en avait un autre avec lui, mais il était plus petit, donc un peu moins impressionnant pour les photos.


un peu crispée quand meme...


et vous savez quoi ? il n'a pas fini de grandir ! il mue régulièrement et on pouvait voir ses restes de peaux à côté de la cage. 
Beuuuurkkkkk...


et vous, vous auriez osé ?


Donc ça veut aussi dire que mes photos que je croyais perdues, ne le sont pas ! Merci en passant à mes assistants techniques (en Valais et à Genève) qui m'ont aidé à gérer mes photos. Le truc que je n'avais pas trop bien planifié à l'avance.

Je suis maintenant quelque par au centre du Laos, proche du Mékong, dans une petite ville qui s'appelle Tha Khek, mais j'écrirai un de ces jours un autre billet.

Alors, pour le serpent, vous auriez osé ?

vendredi 8 novembre 2013

premiers pas au Laos


Et voilà, je suis dans un nouveau pays !
Après "seulement" trois semaines au Cambodge, me voici au Laos pour environ la même durée.
Au nord-est du Cambodge, je suis restée deux jours dans une ville qui s'appelle Kratie (ça me fait toujours penser à "Croatie", mais ça se prononce "Kratché"). A Kratie, il n'y a pas grand chose à faire, excepté aller observer les dauphins dans le Mékong. Il me semble que ça fait un mois que je voyage toujours plus ou moins aux alentours du Mékong. Omniprésent ce fleuve. Il y a 40 ans, il y avait plusieurs milliers de dauphins, mais l'homme est une espèce très dangereuse et depuis le passage des Khmers Rouges, il ne reste plus qu'une centaine d'animaux dans le fleuve. Et apparemment c'est assez rare d'avoir des dauphins dans un fleuve. C'était assez sympa de pouvoir les observer et on en a vu pas mal d'ailleurs. Le pilote de la barque était assez fort pour les voir, et nous disait "là !", "là!". Mais bon, le temps qu'on tourne la tête, c'était raté pour la photo.

Après Kratie, j'ai pris un mini-bus qui était sensé mettre 4h30 pour arriver juste de l'autre côté de la frontière. Mais on a mis environ 1h30 de plus. Et ça a été le trajet le plus folklorique de mon voyage !
Vous voyez ces mini-bus où l'on met environ 15 personnes à l'intérieur ? Ben, on en avait un comme ça. Rempli moitié de touristes, moitié de locaux. Sauf qu'on n'était pas 15, mais 21 personnes (dont une petite fille qui a vomi pendant le trajet) (mais par la fenêtre) ! bien sûr, chaque touriste a un gros sac avec lui, et le chauffeur a encore réussi à empiler une bonne dizaine de cartons. On a tous commencé à rigoler (tous, sauf un touriste un peu tendu) lorsque le chauffeur est arrivé avec des poules ! oh yeaaaahhh. On a circulé avec le coffre à moitié ouvert, mais quand même retenu avec des cordes, et les poules derrière accrochées je ne sais pas trop comment dans une pseudo caisse en bambou. Bon, ça a quand même été long parce que la route est goudronnée sur 50m, ensuite elle n'est plus goudronnée, et ensuite il y a des nids-de-poule, et ensuite il y a de nouveau du goudron. Tout ça pendant trois heures, c'était long, surtout vers la fin.
A un moment donné on a fait une pause avant la frontière, et il y avait des femmes qui vendaient un peu de nourriture au bord de la route. Dans un des bacs, je vois des trucs noirs empilés, je m'approche, je regarde deux fois... Des araignées frites ! arggghhllll. Mais des araignées genre mygales, beurk ! apparemment c'était une des spécialités locales. En reprenant le bus, un des gars devant moi en a mangé... Je voulais vous mettre une photo, mais ça n'a pas fonctionné. J'ai pas testé, c'était au-dessus de mes forces ! Après le serpent et le rat, je fais une petite pause...

A cet endroit du pays, la frontière est au milieu de nulle part, c'est une espèce de cabanon sans rien autour. Le prix du visa se fixe en fonction de la nationalité. Lorsque j'ai montré mon passeport, je vois le gars le retourner dans tous les sens et commencer à chercher "switzerland" dans sa liste. Ca va, je m'en suis sortie pour 35 dollars, c'est le prix moyen. Par contre le jeune couple de canadien qui était là, n'était pas très content parce qu'ils ont dû payer 42 dollars.

Là je suis pour deux nuits sur des îles du Mékong, un endroit assez paradisiaque qui s'appelle Don Det, où l'on trouve plein de bungalows, où on peut faire des tours en vélo, en kayak et où certains touristes peuvent venir trouver certaines substances euphorisantes. L'ambiance est donc assez tranquille.

Etant donné qu'il me reste "plus que" deux mois à voyager, je commence à planifier un peu la suite de mon voyage. Certaines choses que j'avais prévues ont changé (même si je n'avais pas prévu grand chose). Une amie à moi va venir les dernières semaines de mon voyage et on va aller ensemble en Birmanie ! c'était pas dans mes plans, mais finalement, je préfère aller visiter la Birmanie aujourd'hui que dans 10 ans. Du coup je passerai beaucoup moins de temps en Thaïlande. La Thaïlande, ça sera pour une autre fois !
Et vous, le boulot, ça va ?


mardi 5 novembre 2013

les choses ordinaires extraordinaires


Bonjour tous,
Je viens d'arriver à Kratie, une ville au nord-est du Cambodge. Depuis Siem Reap, j'ai dû repasser par Phnom Penh avant de venir ici. Oui, parce que le réseau routier cambodgien n'est pas super bien développé, et au Cambodge, toute les routes mènent à Phnom Penh.
A Siem Reap, j'ai pu passer une super semaine chez Priscilla (et ses colocataires). Après être restée longtemps avec des gens, c'est difficile de repartir toute seule, avec mon sac à dos. Maintenant je m'ennuie. 
Alors quand je m'ennuie, je cherche des idées d'articles et j'en ai un qui mûrit depuis quelques semaines dans ma tête.
Depuis mon arrivée au Vietnam, je vois plein de choses de la vie quotidienne qui me paraissaient extraordinaires au premier abord et qui sont maintenant rentrées dans mon quotidien. C'est le genre de choses qu'on voit d'habitude sur internet ou dans des films, mais moi je le vois en vrai ! Alors pendant les 7h de bus que je viens de faire, j'ai établi un petit best of.

- les chargements sur les camions, camionnettes ou dans les voitures sont incroyables. Parfois il y a des tonnes de matériels (bois, carton, charbon, chapeau, etc). Je me dis à chaque fois, "c'est pas possible, il ne va pas passer le prochain virage". Mais en général, ça passe ! Et idem sur les vélos. J'ai déjà vu des gens avec 100 poulets sur leur vélo. Ou alors des gars qui transportent des vitres, des tronçonneuses, des débroussailleuses, sur des scooters. Pas Suva règlementaire.
- voir 3 personnes sur un vélo, c'est habituel. Dès qu'on sait marcher, on fait du vélo. Parfois c'est un enfant de 6 ans qui pilote avec son frère de 4 ans derrière.
- voir 5 personnes sur un scooter, c'est habituel. Papa, maman et les trois enfants, il y a de la place pour tout le monde ! même pour les enfants de quelques mois, et bien sûr, sans siège, et sans casque.
- il y a des petits enfants nus qui jouent dans la rue
- depuis le Japon, pas mal de personnes roulent avec un masque en papier devant le visage pour se protéger de la pollution (au Japon) et de la poussière ailleurs.
- quand on fait "santé" au Cambodge, on ne le fait pas une fois, mais à chaque fois qu'on boit ! On boit la première fois, on fait santé. On repose notre verre, on re-boit, on refait santé ! c'est long à la fin...
- dans toutes les petites gargottes du Vietnam et du Cambodge, il y a les mêmes chaises en plastique rouges ou bleues.
- je mange avec des baguettes depuis le Japon
- je mange tous les jours du riz (une à deux fois par jour)
- les jus de fruits au Vietnam sont tellement bons, que je me serai relevée la nuit pour en boire
- les vietnamiennes sont habillées avec des longues manches, des longs pantalons, et parfois des gants ! même lorsqu'il fait plus de 30 degrés. Vous savez pourquoi ?
Elles ne veulent pas avoir l'air bronzées. Ici c'est les paysans qui sont bronzés. Elles veulent être blanches. Et idem pour les hommes qui se laissent pousser les ongles (ou parfois juste l'ongle du petit doigt). Ils veulent montrer qu'ils ne sont pas paysans. Moi je veux être bronzée, mais ça ne fonctionne pas.
- le karaoké est un sport national. Dans les longs trajets en bus, j'y ai droit à tous les coups.
- au Cambdoge, certaines vieilles femmes ont le crâne rasé
- il y a des vendeurs ambulants avec leur bicyclette qui vendent différents produits et pour chaque produits (fuits, glaces, etc), il y a une sonnette différente. Mais je ne les repère pas encore.
- lorsqu'il y a un mariage, un décès ou autre, il y a de la musique qui passe dans le quartier non-stop (!) pendant deux ou trois jours. Si la famille a de l'argent, ça dure longtemps. Et c'est pénible parce que ça commence à 5h30 du matin
- les asiatiques sont très matinaux
- dans les salles de bains, il n'y a pas de séparations douche/toilette. Tu peux être assis sur les toilettes et te doucher en même temps. Pratique.
- les paysans font sécher leur recolte de riz sur des grandes bâches devant leur maison, ou parfois sur la route s'il n'y a pas de place devant la maison
- la vie est plus simple ici. A Siem Reap, il y avait des travaux pas loin d'où j'habitais. Les voisins ne pouvaient pas passer très facilement, alors ils ont cassé un mur derrière chez eux pour rejoindre la route. Simple, non ?
- j'ai vu un gars qui revenait de la chasse au serpent avec la bestiole enroulée autour d'un bâton, à l'horizontale sur ses épaules.
- il doit y avoir des usines de fabrication de glaçon un peu partout, parce qu'ils transportent des monstres morceaux de glaçons sur des remorques. Bien sûr, ça fond en route.
- il y a des magasins qui vendent des produits à base de peaux de crocodile
- j'ai déjà mangé pour l'équivalent de 50ct suisse
- avant d'entrer dans un temple, on enlève ses chaussures et on se couvre les épaules (pas cool quand il fait 35 degrés)
- dans la campagne, il y a des cochons, des poules, des oies, des buffles qui traversent la route
- il y a des centaines d'enfants qui m'ont dit "Hello !", et moi j'ai répondu une centaine de fois

et dernière remarque du jour :
-tous les adolescents branchés du monde ont la même coupe de cheveux !

Et je viens de remarquer que dans la chambre où je vais dormir ce soir, il y a une porte vitrée sur laquelle on a posé un film teinté pour empêcher les curieux de voir à l'intérieur de la chambre. Sauf que ! ils l'ont mis à l'envers ! du coup je ne vois pas à l'extérieur, mais les gens eux peuvent me voir...


samedi 2 novembre 2013

encore


Les temples d'Angkor, ça mérite quand même plus qu'un article. 
Et vu que hier, j'ai fait un gros effort, je me suis levée à 4h30 du matin afin d'être présente à 5h30 pour observer le lever du soleil, je me suis dit que ça valait la peine de le partager avec vous.

Ca va dans l'ordre croissant !




























... et ça, c'est l'envers du décor, ce que les photographes ne montrent jamais !
Hop, je tourne la tête à gauche, et je me retrouve face à face avec des milliers de personnes, principalement des asiatiques. Et moi qui pensais être la seule courageuse à arriver à me lever si tôt.
C'est moins romantique du coup.



Lui, c'est mon chauffeur de tuk-tuk qui m'a accompagné pendant deux jours sur les différents sites. Et qui est venu me chercher à 4h30 hier matin.
Les chauffeurs n'ont pas le droit de rentrer dans les temples (sauf s'ils payent bien sûr). Donc ils nous posent devant, et ils attendent qu'on revienne. Parfois la difficulté, c'est de retrouver son chauffeur à la sortie ! Parce que hier matin, à 6h, à la sortie du temple d'Angkor Wat, il y avait une centaine de tuk-tuk. En général, c'était lui qui me trouvait d'abord.
Là, je l'ai surpris dans son hamac alors qu'il m'attendait. Il a été tout mal à l'aise (alors que tous les chauffeurs font ça). Je lui ai demandé de rester juste quelques secondes pour que je puisse faire la photo. Et ensuite, en deux temps trois mouvements, il décroche le hamac, le met sous le siège, et on repart !
Par curiosité, je lui ai demandé combien coutait un tuk-tuk et il m'a répondu que ça coutait environ 800 dollars, une somme énorme pour eux. Ils doivent souvent faire des emprunts a la banque et hypothéquer leur terrain (s'ils en ont un). Du coup deux journées avec une touriste comme moi, à faire la tournée des temples, c'est deux très bonnes journées !