jeudi 31 octobre 2013

Angkor la magnifique

Et me voici depuis quelques jours à Siem Reap. Tout le monde vient à Siem Reap pour visiter les temples d'Angkor, moi la première.
Les temples d'Angkor, haut-lieu de pèlerinage, peuplé de l'an 800 à 1200 de notre ère, sans doute par des gens venus d'Inde. Ensuite, on ne sait pas trop ce qui s'est passé. Peut-être que l'armée mongole est venue et a chassé tout ce beau monde. Quoiqu'il en soit, la cité a été désertée.
Aujourd'hui il reste plein de ruines, sur une grande surface et il s'agit de l'édifice religieux le plus grand jamais construit par des hommes. Et c'était l'Endroit que je ne voulais pas rater durant mon voyage. Je ne suis pas déçue.
C'est juste incroyable d'imaginer que des hommes ont construit ces temples il y a plus de 1000 ans, dans un endroit aussi improbable : au milieu de la jungle.

Il y a quelques semaines, j'ai lu "Un pèlerin d'Angkor" de Pierre Loti, venu ici il y a 100 ans, et "La voie royale" d'André Malraux, venu à la même époque. Sauf que ce dernier est venu pour piquer des morceaux de temple afin de les revendre en Europe. Bon, il aura quand même fait de la prison pour ça. Il y a un siècle, la jungle recouvrait pratiquement tous les temples. Aujourd'hui tous sont dégagés et sont envahis de touristes.
J'ai déjà passé deux jours à marcher et visiter plusieurs temples et demain matin je vais me lever à 5h pour observer le lever du soleil sur le temple d'Angkor Wat (le plus connu).
Ces jours-ci je suis assez crevée, il faut dire que la température est proche des 35 degrés, ça aide pas pour faire des heures de marche au soleil. En fait, ce voyage, c'est pas du tout reposant. ;-)

Je loge ici chez une amie d'un ami : ah comme c'est bien d'avoir plein d'amis qui connaissent plein de monde ! Du coup aujourd'hui c'était journée farniente et repos au bord de la piscine à faire le steak. Ca fait du bien. C'est seulement la 2ème fois depuis août que j'enfile mon maillot de bain!

Pour vous faire envie, voici quelques photos prises ces derniers jours. Et si vous voulez en savoir plus, un seul moyen, venir à Siem Reap !



17h30, le soleil se couche, les pèlerins s'en vont
 Angkor Wat le soir


... avec un local autant vieux que le temple...




en général, ça ne me concerne pas, mais on ne sait jamais...



coucou !
se taper 100 marches quand il fait 35 degrés à l'ombre, pffff, pénible...


        détail

 le temple Bayon



Angkor Wat


dimanche 27 octobre 2013

la théorie du sac à dos


J'ai une nouvelle théorie.

Depuis le début de mon voyage, j'ai toujours avec moi un petit sac à dos dans lequel j'ai mes valeurs, mes plans de ville, ma gourde, etc.
Et j'ai surtout mon gros sac à dos dans lequel j'ai toutes mes affaires. Il doit faire environ 13 ou 14 kg, je ne sais pas très bien. Bien sûr, je ne le porte pas tout le temps. Le but étant de le poser assez rapidement dans un endroit sûr.

Pour le mettre sur mon dos, j'ai élaboré différentes techniques.
Au début, je le soulevais seulement avec mon bras droit pour le poser sur mon épaule droite (avant de le mettre sur la gauche), mais c'est assez pénible et j'y arrive rarement du premier coup, j'ai toujours tendance à chanceler avant qu'il arrive sur mon dos.
Il y a la technique galante où j'attends qu'un local me voie et anticipe et vienne pour m'aider, mais ça ne m'arrive pas très souvent. Très efficace, mais trop aléatoire.
Il y a celle où je pose le gros sac en hauteur, sur un lit, une chaise, une table. De dos, je plie les genoux et passe mes bras sous les grosses bretelles. Bras droit, bras gauche. Cette technique est pas mal (à condition d'avoir le matériel ad hoc à disposition) mais il faut faire attention à ce que le meuble en question ne soit pas trop bas. Parce qu'à ce moment-là je risque de basculer en arrière. Effet tortue sur le dos.
J'ai aussi essayé la technique où je suis assise par terre et j'essaie de me lever avec le sac sur le dos. Mais j'ai jamais réussi à me lever.
Mais la plus efficace (si je me trouve dans un endroit dépourvu d'hommes galants et de meubles), c'est de le poser sur mon pied droit et de le projeter à l'aide de mon pied en hauteur, un peu comme si je shootais un ballon à la verticale. Hop, il atterrit sur mon épaule droite et ensuite la gauche avec un effort moindre pour mes bras. Je pourrais aussi le tenter avec le pied gauche, mais j'ai un peu mal au poignet gauche et je suis surtout moins adroite de la gauche.
Mais peut-être que d'ici quelques mois je pourrais encore élargir cette théorie.
... et je pense souvent aux fourmis de la gare Cornavin. 

vendredi 25 octobre 2013

Battambang

Battambang, un mot qui vaudrait cher au scrabble si les noms propres étaient acceptés.
Battambang est une ville de taille moyenne à 290 km à l'ouest de Phnom Penh. Si vous ne savez pas où je suis, vous pouvez toujours cliquer sur "où suis-je" sur la page d'accueil de mon blog. C'est pas une super carte, mais ça peut vous donner une idée.
(et je viens de mettre des photos, dans le billet précédent si vous ne les avez pas encore vues, allez-y).
Le trajet en bus entre Phnom Penh et Battambang va figurer dans mon top ten des pires trajets je crois. Le numéro un, indétrônable, restera celui du Canada, entre Edmonton et High Level. Donc, avant hier, environ 6h de bus pour faire moins de 300 km (et c'est une très bonne moyenne). Je m'assieds à la place numero 16. Quinze minutes après le départ, il commence à pleuvoir sur ma tête, quelques problèmes avec la ventilation qui est juste au-dessus de moi, je pense. Au début, c'était juste 2 ou 3 gouttes, puis au fur et à mesure, ça commence à être 20-30 gouttes. Le bus est archi complet, il n'y a pas d'autres places. Puis de 20-30 gouttes, je passe à 1 dl à chaque freinage ! qu'est-ce que c'est que ce binz. Ouff, au bout d'un moment, un moine sort, je lui prends sa place, à côté des toilettes. Et après ça continue, mais à d'autres endroits, il pleut sur plusieurs personnes dans le bus (hi hi hi, je ne suis plus la seule). Et il re-pleut sur la place à côté de moi, j'avais acheté le journal cambodgien en anglais, j'éponge le tout au fur et à mesure. Toujours très utile d'avoir des journaux à portée de main.

Bon, sinon je vais bien. J'ai un peu voyagé avec d'autres gens voyageant seul à Phnom Penh et certains sont partis dans une autre direction. Sans doute qu'on se retrouvera dans une autre grande ville, ça se passe souvent comme ça. Je constate que parmi les gens voyageant seul, la plupart sont des femmes. 
Moralité : les femmes sont plus courageuses.

Battambang est une ville au passé colonial où l'on trouve pas mal de beaux bâtiments. Ici ce qui est intéressant est de voyager un peu aux alentours pour visiter plein de sites. C'est donc ce que j'ai fait hier avec un jeune chauffeur de tuk tuk, Sin. On s'est baladé toute la journée, et son niveau d'anglais n'était pas top alors j'ai pas trop compris où il m'emmenait. Je lui ai dit "Tu es mon guide, je te suis!". Et il a rigolé. Du coup j'ai été faire un petit tour en bamboo train, j'ai visité des vignes (et oui, mais le vin n'a pas le même goût que chez nous), j'ai vu des temples plus anciens que ceux d'Angkor, et j'ai été pas mal secouée sur ce tuk tuk, faut dire que les routes ne sont pas partout en très bon état.
Les gens ici sont vraiment gentils et assez souriant dans l'ensemble. Je suis étonnée d'entendre des locaux parler français. Apparemment les français ont laissé pas mal de traces au Cambodge, plus qu'au Vietnam j'ai l'impression. Parfois on me demande : "Vous parlez français ? Vous êtes de Paris ?". La prochaine fois, je vais leur répondre "Oui, mais je viens d'Ayent !"
Hier soir je suis allée au cirque. Il y a 20 ans, des gens ont crée une association dans le but d'aider les enfants des rues et une école de cirque est née de cette association. Le cirque s'appelle Phare Ponleu Selpak (ce qui veut dire quelque chose, mais j'ai oublié), et le niveau était super bon ! jonglage, contorsionnisme, théâtre, ça a été vraiment un super moment. La moitié du public était composée de touristes, et l'autre moitié d'enfants locaux qui riaient fort et applaudissaient à tout rompre ! un bon moment.

Ah oui, j'ai failli oublier. Ici au Cambodge, la monnaie locale s'appelle le Riel (1 chf = environ 4500 riels). Mais ! on peut payer partout en dollars americains ! dingue. Dans les zones touristiques, tous les prix sont affichés en dollars. Le problème c'est qu'ils n'acceptent que les billets. Donc si tu dois payer ta boisson 1.5 dollars, tu peux leur donner 1 dollar et 2000 riels. Pas facile au début car je donnais des dollars et on me rendait plein de billets de 1000 riels, je ne comprenais rien. Maintenant ça commence à être plus clair !

voilà, à bientôt pour de nouvelles aventures !

Photos : Phnom Penh - Battambang


voici quelques photos de Phnom Penh et de la région de Battambang


Musée national, Phnom Penh



pleine lune sur le Mékong


Palais royal 
une partie seulement est accessible au public




intérieur du bus reliant Phnom Penh à Battambang
En Asie, on aime bien le kitsch


le bamboo train,
une seule voie de chemin de fer. Dès que quelqu'un arrive en sens inverse, on descend, on démonte le "wagon", on laisse passer celui d'en face, et on remonte le tout ! Et il y a même des vaches qui sont transportées sur ce truc! ça va quand même à 30 km/h, j'ai eu un peu peur...


Devinette : c'est quoi ces machins noirs sur l'arbre ?

ruines aux alentours de Battambang 


Sin, le jeune guide, chauffeur de tuk-tuk, au sommet des 300 marches nous guidant au temple 


une sieste ?


Ecole de cirque de Battambang,
super niveau les petits jeunes !



bronzage pédestre octobrien


lundi 21 octobre 2013

premiers pas au Royaume du Cambodge


Me voici depuis quelques jours au Royaume du Cambodge. Après trois jours passés dans le delta du Mékong, je suis entrée dans ce pays en bateau.
Le delta du Mékong, c'est assez impressionant, il y a des gens partout et de l'eau partout. Après 4h de bus, je demande au guide "c'est toujours le Mékong là ?" "Oui, oui, c'est toujours le Mékong." De l'eau, de l'eau partout, c'est incroyable. 
Entre les deux pays, j'ai pris le bateau (le rapide, pas le lent qui mettait 9h). Petit arrêt à la frontière quelque part au bord du fleuve. Les douaniers n'ont pas fait trop de chichis malgré toutes les bêtises que j'ai racontées sur mon blog depuis un mois. Quand je pense qu'au Japon on a pris mes empreintes, on m'a photographiée et posé plein de questions.
Donc, arrivée à Phnom Penh sur le Mékong, ça c'est la classe !

En quelques jours j'ai déjà vu pas mal de choses. J'ai surtout vu, pas mal d'inégalités dans cette ville. Première confrontation dans mon voyage avec la misère. Ici, il y a des enfants dans la rues qui mendient et qui dorment sur le trottoir. Il y a aussi des vieillards et des amputés. De voir les enfants faire la manche, ça c'est vraiment difficile. L'autre jour, j'ai donné mon porte-clef mousqueton à un petit garçon qui voulait me vendre des bracelets. Il n'a pas su comment l'utiliser alors je le lui ai montré. Trois secondes plus tard, il y a un autre garcon, encore plus petit, 6 ans peut-être, qui sort de je ne sais pas où, et qui voulait aussi le même porte-clef ! ah, mais c'est malin, j'en n'ai pas d'autres sur moi... Et à côté de ça, il y a des grosses Mercedes, Range Rover et BMW. 
Corruption, gangrène du peuple.

Il y a deux jours, je suis allée voir les Killing fields (champs de la mort) juste à l'extérieur de la capitale. Un endroit en plein champ où durant la période des Khmers rouge on exterminait tout ce qui pouvait être une menace contre le communisme. J'ai aussi visité une prison où on torturait les gens et vu le film "Killing fields"sur l'histoire du Cambodge. C'est bon, j'ai tout compris ! A la fin de la journée, je ne savais plus comment je m'appelais, et je me suis dit que j'avais vu un peu trop de choses en un jour.
Entre 1975 et 1979, Pol Pot a (fait) tué plus de 3 millions de personnes. En tant que Suisse ça peut nous parler, puisqu'à l'époque le Cambodge comptait 8 millions de personnes. 
Entre 1975 et 1979 vous portiez des lunettes ? ou alors vous aviez les mains trop propres pour être considéré comme travailleur de la terre ?
Alors dommage, vous auriez été emmené dans des camps de travail, et exterminé de manière brutale parce que vous auriez été perçu comme un intellectuel, et donc potentiellement dangereux pour le régime communiste.
Et en me promenant dans les Killing fields, j'ai pensé à mon vieux cousin Laurent (né en 1976), qui lorsqu'il a commencé à parler, se promenait dans la maison en disant "Pol Pot, Pol Pot". Facile à prononcer pour un enfant ! Et du coup, tout ça me paraissait un peu plus léger.
Mais le pire dans cette histoire, c'est que Pol Pot est encore resté à la tête du pays jusqu'en 1997, siégeant aux Nations Unies et "s'occupant de ses petits-enfants"comme l'a dit le guide. Incroyable !

Bon, ça c'est pour l'histoire difficile.
Mais étonnamment les gens ici sont très sympas et plutôt souriants, c'est assez agréable. Les jeunes ont une espèce de grand sourire enfantin, ils sont simplement content de nous voir !

Je dors dans un hostel, dans un grand dortoir, pas entièrement rempli puisque ça n'est pas la haute saison. A côté de moi, il y a un vieil indien du Kerala qui voyage en Asie du Sud-est pendant quelques mois.
- Lui : "tu voyages en groupe ?"
- Moi : "Non, non, je voyage seule, depuis deux mois déjà."
- "Ooooooooohh..."
- "Tu es mariée ?"
- "Non, non, je ne suis pas mariée."
- "Oooooooohhh... Mais quel âge as-tu?"
- "J'ai 33 ans !"
- "Oooooooohhh, mais pourquoi tu n'es pas mariée ?"
alors je lui explique qu'en Europe, parfois on se marie tard, on a des enfants très tard parfois, peut-être à 40 ans même. Et parfois même, on ne se marie pas.
- "Ooooooooohhh"...
Choc des cultures.

Rencontres improbables, et j'aime bien ça. 
Bon, le vieil indien en question était très motivé à voyager avec moi, mais je lui ai dit gentiment que je préférai voyager seule. Il a bien insisté qu'il fallait que je vienne au Kerala et que je l'appelle si jamais ! Oui, oui, je t'appellerai.

Voilà, le Cambodge, j'ai l'impression que ça va me plaire. Pour l'instant c'est très beau. Cet après-midi je vais aller visiter le palais royal et d'ici une semaine je serai à Angkor Vat !
Ici dans la rue, je croise régulièrement des moines bouddhistes dans leur habit orange. Le matin ils voyagent dans la rue, et s'arrêtent devant les boutiques, les banques et autres commerces et attendent un moment qu'on leur donne du riz à manger. Ils portent avec eux une espèce de casserole en métal. Si personne n'ouvre la porte, ils continuent plus loin.
Le bouddhisme est plus visible ici qu'au Vietnam, et ça, ça me plaît bien !

à bientôt pour la suite !

dimanche 20 octobre 2013

Photos : delta du Mékong et Phnom Penh


et voici quelques photos prises entre le delta du Mékong et mes premiers pas au Cambodge


 marché flottant : chaque marchand vend des fruits ou des légumes
ce système résiste encore, mais plus pour longtemps d'après notre guide

une petite grillade ? à droite c'est des grenouilles, et à gauche du rat !
j'ai goûté, et ma foi, c'était assez bon.
Les paysans mangent les rats des champs mais pas ceux des villes qui doivent être en moins bonne santé je présume.

delta du Mékong









 Bienvenue au Royaume du Cambodge  !
la frontière, quelque part au bord du fleuve
 derrière, aperçu du Palace impérial

 Phnom Penh, vie quotidienne




Amis électriciens, expliquez-moi comment ça peut fonctionner ?!
En fait, ça arrive qu'il y ait des coupures de courant et c'est plutot compréhensible...
(mais j'ai déjà vu bien pire ;-)


La bibliothèque de la prison S-21, une des pires durant le régime de Pol Pot

mardi 15 octobre 2013

oncle Ho


Et oui, je bouge rapidement, mais vous me suivez ? Me voici à Ho Chi Minh ville (HCMC), anciennement Saigon au sud du pays. La ville a changé de nom en 1975, mais les vietnamiens préfèrent qu'on l'appelle Saigon d'après ce que j'ai entendu.
J'ai toujours trouvé ce nom super exotique. Me voici donc dans une ville exotique!
Monsieur Ho Chi Minh, "oncle Ho" comme on l'appelle ici a dirigé le pays pendant presque 25 ans, militant communiste bien entendu. Notre ancien guide Hay (easyriders) ne l'appréciait pas trop, il nous a même raconté une histoire rocambolesque comme quoi soit disant Ho Chi Minh serait décédé à l'étranger et ils l'auraient remplacé par un sosie... N'empêche que oncle Ho est présent partout : sur tous les billets de banque, sur toutes les affiches de propagande et bien sûr dans tous les bâtiments officiels. Dans la rue à Hanoi, j'ai même vu un jeune homme avec un tatouage du visage de Ho Chi Minh sur son torse. C'est un peu comme si on se faisait tatouer Couchepin sur le torse ! ah ah. Je déconne.
Au Vietnam, il n'y a pas de recensement fédéral super précis, donc je peux dire que la ville compte à peu pres 11 millions de personnes (comptez donc 6 millions de scooter au moins). J'ai jamais vu une circulation pareille. J'ai toujours peur en traversant la route.
La ville est assez moderne, c'est un mélange de culture occidentale et locale, l'ambiance est aussi assez sympa. Dans le quartier où je loge, il y a plus de touristes que de vietnamiens.
Je ne vais pas y rester longtemps, mon visa va se terminer d'ici quelques jours. Demain je descends encore plus au sud, dans le delta du Mékong. Oui parce que visiter le Vietnam sans aller dans le delta du Mékong, ça ne le fait pas. Dans quelques jours je quitterai donc le pays pour passer au Cambodge. Toujours complètement à l'ouest.

Je crois que je ne vous ai pas encore parlé des quelques traditions vietnamiennes que j'ai pu observer et qui me plaisent bien. La plupart des vietnamiens sont bouddhistes, mais on trouve aussi des catholiques et des caodaistes (certains disent que c'est une secte). Dans chaque maison du pays on trouve un autel destiné à honorer les ancêtres. Selon leurs croyances, les ancêtres vivent encore avec nous. Dans chaque autel, il y a des bâtons d'encens, parfois des photos et des offrandes sous forme de nourriture. On trouve aussi ces autels au bord de la route. Et vous savez ce qu'on dit lorsque quelqu'un décède ici ?
"Qu'il est rentré à la maison !"... je trouve ça très joli.
 Je me réjouis déjà de découvrir les coutumes des autres pays que je vais traverser. Même si la population est bouddhiste dans toute l'Asie du sud-est, il y aura pas mal de changements je pense.

Bon, sinon j'ai eu un petit problème technique propre au voyageur. Mon appareil photo ne reconnaît plus ma carte mémoire (mais voui, celle où j'ai toutes mes photos). Je m'apprêtais bien sûr à faire une sauvegarde, mais je ne l'ai pas encore faite. Conclusion, dans le pire des cas, j'aurai perdu toutes mes photos faites jusqu'à présent !! exceptées celles figurant sur mon blog. Raaaaahhh... Si tel est le cas je m'en voudrais de ma négligence à avoir attendu trop longtemps une bonne connection pour sauvegarder mes photos. Bon, on verra, tout n'est pas perdu encore. Mais baisse de moral quand même si je découvre que j'ai perdu mes 2 mois de photo. :-(  Je vous tiendrai au courant. Maintenant je vais changer régulièrement de carte pour que ça ne se reproduise plus. Ne pas faire deux fois la même erreur.

Petites anecdotes et petites devinettes pour finir. Vous êtes joueurs j'espère ?

Au Vietnam, je peux être qualifiée de "le tay ba lo", traduction française : "l'occidental avec son sac à dos". Je me demande si c'est pas un peu péjoratif aussi...
Mais, je pourrai aussi être qualifiée de "ê"
Qu'est-ce que ça signifie ?

Deuxième devinette : si vous êtes un homme un peu enrobé ou ventripotent et que vous venez au Vietnam, que risque-t-il de se passer au contact des vietnamiens ?

Ah ben ouais, j'ai jamais dit que c'était facile !
Les réponses suivront ;-)


dimanche 13 octobre 2013

easyriders

Après près de 300 km de moto, me voici à Dalat quelque part au sud-ouest du Vietnam.
Depuis Nha Trang, au bord de la mer, je suis venue en deux jours jusqu'ici, avec un guide et un suisse-allemand rencontré il y à trois jours. Le suisse-allemand avait un scooter et moi j'étais assise sur la moto, derrière Hay notre guide pour deux jours parce que je n'ose pas trop conduire un scooter par ici. Bien sûr, c'est une prise de risque un peu plus grande (de rouler sur les routes vietnamiennes), mais ça valait la peineeeee !!! J'ai quand même eu quelques montées d'adrénaline parce que même s'ils ne conduisent pas vite, ils ont une fâcheuse tendance à dépasser n'importe comment, à couper les virages et à rouler parfois à gauche. Et plus t'as une grosse voiture ou un gros bus, plus t'es le roi sur la route. J'ai juré une ou deux fois et Hay, pour me rassurer, m'a tapoté légèrement le genou. Ok, ok, j'ai confiance. Je ne regarde plus la route, ça va être plus simple.
Ca a été génial, de loin mon meilleur tour au Vietnam !! Aucun touriste à des centaines de kilomètres à la ronde, et la possibilité de découvrir réellement comment vivent les vietnamiens aujourd'hui. D'ailleurs, comble de la condition du touriste, avec le suisse-allemand, nous nous sommes fait prendre en photo par des vietnamiens, parce que dans le coin, ça ne court par les rues les humains à peau claire et aux yeux clairs. Il y a même une vietnamienne qui m'a mis une grosse claque dans le dos, je n'ai pas trop su comment l'interpréter mais d'après Hay, elle était contente de voir des touristes chez elle ! On va dire que c'est ça...
Les paysages sont très beaux : des collines avec plein de plantations différentes et des gens qui y travaillent toute la journée, dans le meilleur des cas avec un tracteur. Des ethnies différentes un peu partout et je crois que c'est le propre du communisme, mais chacun a plus ou moins son domaine de prédilection. Certains sculptent du bois, d'autres ont des plantations de café ou encore des cultures de champignons, certains tissent, etc.
Ca a aussi été intéressant de discuter avec Hay qui avait un niveau d'anglais suffisant pour parler de plein de choses. Lorsqu'on a quitté la ville de Nha Trang il y a quelques jours, juste apres la sortie, il a sorti discrètement une boucle d'oreille de sa poche, qu'il a mise à son oreille ! J'ai trouvé que c'était un acte de rébellion ! certes modeste, mais quand même. En presque un mois, ici au Vietnam, j'ai vu deux hommes avec des longs cheveux et tout autant de femmes avec des cheveux courts. Et des hommes à boucle d'oreille ? Hay est le seul.
Il a pu parler assez librement de politique, ce qu'il ne peut pas faire avec les vietnamiens, parce qu'il y a toujours des oreilles qui traînent quelque part. Il espère vivement que les choses vont changer bientôt en tout cas. Son frère est en prison pour sept ans parce qu'il a un peu trop parlé sur internet, et lui-même a fait de la prison il y a vingt ans. Apparemment si on fait partie du parti (Le seul parti bien entendu), on peut avoir la vie plus facile et de belles maisons d'après ce qu'on a vu sur la route pendant ces deux jours. J'ai en tout cas bien aimé le regard critique qu'il avait, mais il restait quand même optimiste pour la suite. D'autant plus que le pays est très jeune, il y a peu de personnes âgées (une grande partie décédée pendant la guerre).
Aujourd'hui je suis donc à Dalat, un endroit très prisé par les touristes vietnamiens et surtout par les jeunes mariés. L'endroit était un haut lieu de la villégiature des colons français de l'époque, c'est pourquoi on y trouve des maisons européennes (et des croissants !). C'est une ville à 1200m d'altitude environ et les vietnamiens considèrent qu'il fait froid alors ils portent une doudoune et parfois un bonnet ! avec le suisse-allemand ça nous a bien fait rire parce qu'il fait environ 23 degrés. Pour moi c'est parfait, je revis !

Rooff, je suis un peu fatiguée ce soir et je vais essayer de retrouver l'hôtel, parce que j'ai zigzagué dans tous les sens pour venir ici. J'ai pas réussi à mettre les photos, ça viendra, bla bla bla, mais je crois que je l'ai déjà dit.

Prochaine étape Saigon ! 

jeudi 10 octobre 2013

Photos : centre du Vietnam


 Cite interdite Hue



Un gecko, sorte de cousin du lézard, assez sympa et qu'on voit partout ici. Parfois ils font même du bruit.




                          Hue toujours




Hoi An, vieille ville

Hoi An (y a pas mal d'eau, hein ?!)
trois jours après le typhon

  romantique !

 ruines de My Son (prononcer Me Sun)




parfois j'oublie que je suis en pays communiste, jusqu'à ce que je voie les affiches !
Notez quand même que c'est une femme qui est au volant...


12h de bus dans des semi-couchettes
ah ah ah, j'ai pas pu m'empêcher
je ne sais pas qui est le gars de droite, j'ai pas compris la légende.
vu hier à Nha Trang