vendredi 27 décembre 2013

deuxièmes impressions


Birmanie.
J'ai toujours tendance à l'appeler comme ça ce pays alors que ça fait 20 ans qu'il a changé de nom. L'appelation était un peu limitée au peuple birman alors qu'il y a beaucoup d'autres ethnies qui peuplent le pays : Chin, Shan, Paudaung, Mon etc. Et en regardant la carte, je me suis même aperçue que le pays avait une frontière avec le Tibet. Fou ça.

Alors, vous avez bien fêté Noël ? Vous avez reçu des jupes ?
Ici, rien ne nous a rappelé Noël, excepté quelques touristes prévoyants qui se baladaient avec des chapeaux de Père Noël dans les rues de Nyangshwe. Pour fêter le coup, avec Christelle on est allées manger le 24 et le 25 dans des restos un peu plus chicos que d'habitude. Faut dire que la ville dans laquelle on est est assez touristique, donc c'est pas les restaurants qui manquent. Le 25 au soir, dans un resto assez classe (mais qui reste deux fois moins cher que chez nous), on s'est empiffrées de bonnes choses, comble de la touriste qui veut être dépaysée, je me suis fait servir par une jeune fille de Nendaz et à l'auberge je tombe nez à nez avec deux Ayentôtes ! Pour les Ayentôtes, je savais qu'elles étaient là, (c'est-à-dire quelque part dans le pays), mais pour la serveuse, c'était plutot marrant. D'ailleurs, je songeais à aller la revoir puisque, après cette deuxième expérience culinaire dans un resto classe, je confirme que les restos haut de gamme ne sont pas fait pour moi. Un truc n'a pas passé, mon estomac est à l'envers.
C'est bien pour les rendez-vous galant ça : "Oui, on va au resto, mais je ne supporte pas les restos chics si jamais !"

Voilà, sinon on a passé quelques jours à Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays, ville dans laquelle le tiers des routes ne sont pas goudronnées. Le touriste lambda mangera environ 1kg de poussière tous les jours. Mais c'est bien, ça me change du riz et du poulet asiatique. A Mandalay, on a loué des vélos et affronté la circulation birmane. C'était vraiment sympa de rouler dans les petites rues et de voir la vie de tous les jours.
Description :
Les portes des maisons sont ouvertes, beaucoup de vendeurs de bricoles, des cordonniers et couturiers avec leurs machines à coudre, des marchés un peu partout, des hommes qui travaillent l'or, des hommes qui travaillent le jade (qui provient du nord du pays), des chiens errants, des marchands ambulants en bicyclette, des tracassets qui font une fumée noire, 50 personnes dans/sur les tuk-tuk, des moines en habits bordeaux, des enfants qui portent leur petit frère ou petite soeur, des femmes qui portent de la marchandise sur la tête, des gens qui se douchent avec leur longyi devant leur maison, des coiffeurs dans la rue, des stupas partout, des adultes qui chiquent du bétel, des maisons coloniales, des hôtels abandonnés, etc.

Après Mandalay, nous voici au Lac Inle. Un grand lac d'altitude qui me fait un peu penser au lac Titicaca en Amérique du Sud. Pour éviter d'arriver en bus de nuit à 4h du matin dans cette ville, on a pris un taxi depuis Mandalay. Un taxi qu'on a dû partager avec une femme accrochée à son natel et un local un peu volumineux. Etant de plutôt petit format, je me suis sacrifiée pour aller derrière, au milieu, entre le Monsieur et Christelle qui est d'un format pas bien grand. Les suspensions de la voiture étaient un peu usées. C'était long. Surtout quand le local reniflait, formait des gros molards et crachait par la fenêtre, j'avais toujours peur qu'il rate la fenêtre. Des habitudes impolies chez nous ne le sont pas ici, mais il me semble que je l'avais déjà dit une fois.
Donc, le lac Inle, c'est très touristique, c'est la première fois qu'on voit autant de touristes au mètre carré, mais ça reste très beau. Hier, on a pris un bateau (sorte de péniche à moteur) pilotée par un local pour aller voir des villages flottants, des fabriques locales, des jardins flottants (plutôt impressionnants), des monastères, des marchés d'artisanat, etc. Ici les pêcheurs ont une manière particulière de ramer : ils sont debout, à l'avant de la barque et rament en enroulant une jambe autour de la rame, leurs mains étant occupées avec leur filet ou leur panier de pêche. Un style assez beau et qui doit demander des années d'apprentissage.

Les transports et trajets sont assez longs dans ce pays, c'est pour ça que pas mal de touristes prennent des avions internes. Mais pas nous. Demain on va re-bouger et se diriger vers le sud en prenant plusieurs moyens de transports dont le train. J'avais envie de prendre le train ! juste pour changer du bus. Mais je crois qu'il n'est pas très rapide. On a croisé un couple de français retraités très aventurier, qui a mis plus de 30 heures pour venir de Yangoon au Lac Inle. Mmmhhh, on verra demain.
La notion du temps n'est pas la même lorsqu'on est en voyage.

Les gens ici sont plutôt sympas et certaines personnes s'approchent de nous rien que pour parler anglais. On a parlé plusieurs fois avec des moines désireux de se perfectionner en anglais (chose qui ne m'était pas arrivée dans les autres pays). D'ailleurs, ici ils sont plutôt bavards !
Je ne suis pas sûre que ça soit toujours une bonne idée que les locaux parlent avec nous, même si en quelques mois de voyage, je crois avoir fait des progrès en anglais. Mon niveau s'est un peu améliore et je me suis rendue compte que j'adaptais le parler suisse-romand à mon anglais. Plusieurs fois, à la fin des phrases, j'ai remarqué que je rajoutais "or what ?".
Unique.

bises à tous !

10 commentaires:

  1. ... or what ! No shit ?!!!

    Did you also say :

    "going up on top above " ?

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    1. ah ah ah,
      J'ai du reflechir quelques secondes pour trouver la traduction valaisanne de "going up on top above". Mais c'est pas tant facile a le sortir dans une discussion cette expression la...
      You know how ?
      becs, becs,

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  2. Bonjour Dorontheroad,
    Toujours actif sur ton blog, même s'il faut attendre une demi-heure pour lire tes mails, bravo. Et toujours intéressante à lire.
    Ici, à Genève, il ne fait pas très froid, pas de neige et parfois de la pluie.
    Donne des salutations à Christelle. Est-ce que vous jonglez parfois ? Je suis sûr que cela ferait plaisir aux locaux de voir un mini spectacle ou juste un peu de jonglerie, essayez.
    Bonnes suites d'aventures et à dans un mois (déjà), Bernard.

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    1. Hello !
      Tu dois attendre une demi-heure pour lire mes mails ? t'as la meme connexion qu'au Myanmar ou bien ? ;-)
      Ici pas de neige, les locaux ne l'ont d'ailleurs jamais vue, mais beaucoup de soleil et de palmiers.
      Ok, je transmets tes salutations a Christelle qui s'acharne aussi devant son ordinateur en ce moment.
      On n'a pas vraiment fait de jonglage (oui, on est un peu nulle), mais le voyage n'est pas encore termine, les balles sont toujours dans mon sac en tout cas !
      On se revoit bientot !
      bises

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  3. Is it going the chalet, or what ?
    Just a keep ! (facile, c'était déjà de l'anglais).
    Par contre j'ai pas trouvé pour "à topon les manoilles" mais tu as encore un peu de temps...
    Bonne remise à l'endroit de l'estomac, histoire que tu sois prête pour le 31. Je suppose qu'ils fêtent aussi nouvel-an le 31 ?
    Bonne suite, ne te laisse pas trop réhelvétiser, profite encore un peu d'être dépaysée...

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    1. Hello !
      Oui, je dois surement encore avoir quelques subtilites du langage suisse-romand dans mon anglais et c'est assez drole de le remarquer je trouve. Je pourrai l'adapter a la population locale. Au lieu de dire "t'as ou les vignes ?" je demanderai "t'as ou les rizieres ?"
      Bref.
      Oui, ici on fete aussi le nouvel an, on l'a d'ailleurs passe sur la plage, en tong, une biere a la main !
      Becs, becs !

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  4. Meilleurs vœux pour 2014.bonne suite de voyage à notre globe-trotter .bisous

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    1. Merci Gaby ! Je vois que tu maitrises a merveille ta nouvelle tablette electronique !
      C'est presque la fin du voyage, je bronze encore un peu avant d'affronter l'hiver suisse.
      bises !

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    2. Quoi y a pas de neige ???
      alors je ne rentre pas !
      ;-)

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